« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par Histoires saintes

HISTOIRES pour l'Explication du Catéchisme à l'usage des Diocèses de France

DEUXIÈME PARTIE

TRENTE-HUITIÈME LEÇON : Des vertus en général.

TRENTE-NEUVIÈME LEÇON : Les vertus théologales. La foi.

QUARANTIÈME LEÇON : L'espérance.

Les péchés contre la foi.

Pendant la grande guerre.

Un sergent écrivait à sa famille :

C'était peu de temps après mon arrivée sur le front. Ma compagnie occupait un secteur dans la forêt d'Âprement, et j'avais été envoyé avec ma section, pour couper, dans les taillis, des piquets et des rondins.
Tout en surveillant mes travailleurs, la main dans la poche, j'égrenais mon chapelet. Or, par une coïncidence singulière, voici qu'en passant près d'un groupe de neuf hommes (vous allez voir pourquoi je me rappelle ce nombre précis), j'entends l'un d'eux dire à ses camarades :
— J'ai ramassé ce chapelet à Materey.
Je m'approche, et je vois dans la main de celui qui venait de parler un petit chapelet d'enfant avec des grains bleus et une croix d'argent.
— Je l'ai ramassé à Materey, pendant la bataille, me dit le soldat, prévenant ma question, et, si je le garde, c'est comme souvenir. Autrement, vous pensez bien !...
— Mais, répondis-je comme malgré moi, ce n'est pas une faute de porter un chapelet. Tenez, voici le mien, et il ne me quitte jamais.
Un tout petit silence, puis, soudain :
— J'en ai un, moi aussi, dit un des hommes ; c'est ma femme qui me l'a donné.
— Et moi aussi, dit un autre, c'est un cadeau de ma fiancée.
— Le mien, dit un troisième, je l'ai depuis ma première communion.
Le groupe, je l'ai dit, était de neuf hommes : huit chapelets sortirent des poches. Ne trouvez-vous pas là un symbole parfait de notre France, anticléricale extérieurement..., et qui porte un chapelet dans sa poche ?...

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