« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par Histoires saintes

La vertu de Charité : Charité héroïque

HISTOIRES pour l'Explication du Catéchisme à l'usage des Diocèses de France

DEUXIÈME PARTIE

QUARANTE-ET-UNIÈME LEÇON

LA VERTU DE CHARITÉ

A. — L'Amour de Dieu.

QUARANTE-DEUXIÈME LEÇON

B. — L'Amour du prochain.

QUARANTE-TROISIÈME LEÇON

Les Vertus morales.

Charité héroïque

L'empereur François-Joseph 1er d'Autriche, peu de temps après son avènement au trône, fut, comme on le sait, l'objet d'un attentat. Grâce à la divine Providence, le poignard de l'assassin heurta la boucle d'acier qui attachait sa cravate d'uniforme, et ne le blessa que légèrement au cou. Mais si la pointe de l'arme avait été empoisonnée, comme on le craignait, le danger eût été imminent. Aussi l'Autriche entière doit-elle un hommage de reconnaissance à l'officier qui accompagnait Sa Majesté, et qui, se sacrifiant généreusement, suça immédiatement la plaie et sauva ainsi une vie si précieuse à des millions de sujets. Le coupable cependant avait été arrêté, à quelques pas de l'endroit ou cette scène s'était passée (une promenade à Vienne), et le peuple l'aurait mis en pièces, sans l'intervention des autorités civiles. Il n'y eut que l'empereur et sa pieuse mère, l'archiduchesse Sophie, qui désiraient user de clémence envers ce malheureux ; mais le Conseil et la Cour de justice s'opposèrent, et il fut exécuté.
L'archiduchesse, très en peine de l’âme du meurtrier de son fils, lui envoya un Père Capucin, qui, après l'avoir confessé et accompagné à l'échafaud, vint rendre compte de sa mission à la noble princesse.
— Je suis heureuse, mon Père, lui dit-elle, de ce que votre pénitent s'est converti et a donné des preuves de sincère repentir avant sa mort, mais quelqu'un pensera-t-il à prier pour ce malheureux ?
— Je ne le sais pas, Madame, j'ai dit les prières qu'il est d'usage de réciter après l'exécution d'un criminel, et j'ai offert la sainte Messe pour le repos de son âme ; mais je crois que sa mémoire est tellement en exécration parmi les sujets de Sa Majesté qu'il ne se trouvera guère d'âmes assez charitables pour prier pour lui.
Lorsque la princesse eut congédié le vénérable Capucin, elle se recueillit un instant au pied de son crucifix, puis se relevant elle traça rapidement quelques lignes sur le papier qu'elle remit à son chambellan avec l'injonction de le porter immédiatement à son adresse.
C'était une fondation de messes, à perpétuité, pour le meurtrier de son fils, que cette princesse chrétienne envoyait à la cathédrale de Vienne.

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