« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par Histoires saintes

HISTOIRES pour l'Explication du Catéchisme à l'usage des Diocèses de France

DEUXIÈME PARTIE

QUARANTE-QUATRIÈME LEÇON

Le péché.

QUARANTE-CINQUIEME LEÇON

Les vices ou péchés capitaux.

L'histoire d'un apostat

Jules était un charmant jeune homme, enfant d'une mère chrétienne, goûtant à la fois et les bienfaits d'une éducation profondément religieuse et les douceurs de la vertu. Soudain, sa conduite a changé : un souffle impur a passé sur son âme et y a desséché les plus nobles sentiments, les inclinations les plus généreuses, les délicatesses de la foi et de la piété. Plus de prières : il aurait peur d'être exaucé. Plus de messes : il craindrait, de rencontrer près de l'autel le regard du Jésus de sa première communion. Plus de confession : il ne se sent pas le courage de briser ses chaînes. Plus de communion il sait que le pain eucharistique ne peut être donné en nourriture aux chiens impudiques.
Pour n'avoir pas à rougir de ce changement de conduite mystérieux que tous ont remarqué, pour ne pas avouer publiquement les causes honteuses de sa désertion, Jules, qui ne pouvait plus ou qui ne voulait plus être l'ami de Jésus, est allé se ranger parmi ses ennemis.
Trop faible, trop embourbé dans le vice pour recourir aux moyens énergiques du salut, qu'il eût trouvés dans la religion, il a renoncé aux exercices de piété. N'ayant plus d'intérêt à croire, trouvant plus d'avantages à nier, il a renoncé à la foi de ses premiers ans. Le spectacle de la vertu de ses compagnons étant pour lui un reproche perpétuel, un sujet de confusion, il a cherché à les séduire, à les entraîner avec lui, à les pervertir eux-mêmes, là où il n'a pas réussi par la persuasion, il a employé les railleries et la persécution.
Cependant, l'apostolat du prêtre contrecarrait encore son action néfaste; malgré tout, par ses écrits et par ses prédication, l'Eglise continuait de stigmatiser le vice et d'encourager la vertu; jusque dans ses orgies, Jules entendait les échos de la voix divine qui le poursuivait, lui criant :

« Luxurieux point ne seras... »

Et Jules, endurci dans son cœur, s'est enfoncé plus avant dans l'impiété, il est devenu l'ennemi du prêtre, l'ennemi de l'Eglise, l'ennemi de Dieu !

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