« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par Histoires saintes

Saint Sévère, prêtre, d'une vie admirable, vivait dans la province d'Italie nommée Valérie, aujourd’hui Abruzze-ultérieure. Ce que la piété et les exercices spirituels lui laissaient de temps, il le donnait à la culture de ses champs pour ne pas s'engourdir dans le repos. Tous les fruits et tout le gain que lui procurait ce travail étaient pour les pauvres et pour quiconque était dans le besoin. Telle était l'opinion et la gloire de sa sainteté, que les infirmes accouraient en foule autour de lui pour obtenir la grâce de la guérison, et que ceux qui ne pouvaient l'approcher se contentaient d'un morceau de pain ou de tout autre aliment qui, bénit par lui, leur rendait la force et la santé.

Mais voici une grâce bien extraordinaire que Dieu accorda à ses prières. Il était par hasard occupé à tailler sa vigne lorsqu'on vint le chercher pour conférer le sacrement de pénitence à un moribond ; il resta quelque temps et attendit qu'il eût expédié sa besogne. Il accourut ensuite, mais le malade venait d'expirer ; lorsqu'il arriva, à cette vue, il frissonna, et, se jetant par terre, il s'accusait avec une voix lamentable et des gémissements d'être le meurtrier de cette âme, et il implorait la divine miséricorde ; tout à coup le mort se mit à respirer et à se préparer à la pénitence. Un spectacle si inopiné frappa les assistants d'admiration et excita dans le cœur de Sévère une joie qui fit couler ses larmes. Le malade ayant achevé sa confession et passé encore sept jours dans les œuvres de pénitence, inclina de nouveau, mais avec une espérance meilleure, sa tête dans la mort.

(Source: les petits Bollandistes)

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