« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par Histoires saintes

La prière: Les Jeunes Martyrs de l'Ouganda

HISTOIRES pour l'Explication du Catéchisme à l'usage des Diocèses de France

QUARANTE-NEUVIÈME LEÇON

La prière.

CINQUANTIÈME LEÇON

L'oraison dominicale.

CINQUANTE-ET-UNIÈME LEÇON

La salutation angélique.

Les Jeunes Martyrs de l'Ouganda.

Parmi les premières conquêtes apostoliques que firent les Pères Blancs sur le bord des grands lacs, au centre de l'Afrique, se trouvaient les petits pages du roi Mwanga. Celui-ci, après avoir montré d'abord des dispositions bienveillantes, commença à manifester des sentiments de défiance à l'égard des Missionnaires, et il résolut un massacre général de tous ceux qui priaient ; c'est le beau titre sous lequel ce barbare désignait les chrétiens.
Un jour, après leur avoir fait les reproches les plus amers, le roi s'adressant à ses pages, leur dit : « Que ceux qui prient se rangent de ce côté ! » Aussitôt les jeunes gens se dirigent vers l'endroit désigné. A un signe du roi, les bourreaux se jettent sur ces courageux confesseurs de la foi, les enlacent de grosses cordes et les traînent en dehors de la cour.
On lie ensemble les jeunes gens de 18 à 25 ans ; les enfants forment un autre faisceau. Parmi ces derniers se trouve un tout jeune enfant encore catéchumène, nommé Kizito, fils d'un des plus grands seigneurs du royaume. Il désirait ardemment recevoir le baptême ; mais le bon Dieu avait décidé que cette âme d’élite serait régénérée dans son propre sang.
A la vue des trois plus jeunes pages, le vieux bourreau, qui n'avait jamais eu à torturer des enfants de cet âge, se sentit ému de compassion : « Déclarez simplement, leur dit-il, que vous ne prierez plus, et on vous accordera votre grâce. » La force de Dieu étant dans le cœur de ces enfants. Ils répondirent : « Nous ne cesserons pas de prier tant que nous vivrons. » Devant cette réponse catégorique, le bourreau se tut. Il pensait venir plus facilement à bout de la constance des enfants lorsqu'ils auraient été témoins du supplice atroce qu'il réservait à leurs camarades.
C'est sur la colline de Namougongo qu'eut lieu le martyre des jeunes pages : scène sublime, belle à ravir les anges. On avait réuni là un amas considérable de roseaux secs. On en fit des fagots dans chacun desquels on enferma une victime. Tout était prêt.
On mit le feu aux roseaux du côté des pieds des victimes pour prolonger leur supplice et essayer de les faire apostasier. Alors, ô spectacle admirable ! on vit ces enfants ouvrir leurs lèvres non pour gémir, mais pour réciter les prières qu'on leur avait apprises.
Le ciel tout entier devait se pencher pour contempler cette scène sublime et les anges étaient sans doute descendus sur la colline, tenant des couronnes pour les confesseurs du Christ et chantent le psaume : Enfants, louez le nom du Seigneur »...
Cependant le feu accomplissait lentement son œuvre ; au bout d'une demi-heure, les fagots avaient été dévorés, et ce coin de terre de l'Ouganda était à jamais sanctifié par ce monceau de cadavres à demi-brûlés.
Les trois pages épargnés par le bourreau attendaient avec une sainte impatience qu'on leur fit subir le sort de leurs compagnons. Ils furent désolés lorsqu'ils se virent reconduits en prison.
« Pourquoi ne pas nous tuer, disaient-ils, nous sommes chrétiens aussi bien que ceux que vous venez de brûler ? Nous n'avons pas renoncé à la religion. Nous n'y renoncerons jamais. Inutile de nous remettre à plus tard. »
Dieu permit qu'ils fussent épargnés pour servir de témoins à la scène qui s'était déroulée sous leurs yeux sur la colline de Namougengo.
Lorsqu'on apprit en Europe les massacres de l'Ouganda, une émotion puissante saisit les âmes croyantes; Le Cardinal, Lavigerie écrivit une lettre éloquente pour placer sous les yeux de notre génération contemporain amollie l'exemple de ces jeunes gens à qui on offrait la vie s'ils renonçaient à la prière et qui avaient répondu « Nous prierons tant que nous vivrons » ; qui, brûlés ainsi vivants, à petit feu, avaient continué jusqu'à la fin à réciter ensemble leurs prières au milieu des flammes.
A l'exemple de ces héros, dites à Dieu, mes chers enfants, du fond du cœur, dans tout l'élan de votre âme : « Nous sommes chrétiens, nous prierons tant que nous vivrons ! »

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Arabo 13/11/2016 00:35

Ami des martyrs

Charles Lwanga Corneille 26/05/2015 11:02

J'aime Fort La Spitualité Du Mouvement Des Martyrs De L'ouganda.Comment Recevoir De Mise A Jours