« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par Histoires saintes

HISTOIRES pour l'Explication du Catéchisme à l'usage des Diocèses de France

CINQUANTE-DEUXIÈME LEÇON

Les sacrements en général.

CINQUANTE-TROISIÈME LEÇON

Le baptême.

CINQUANTE-QUATRIÈME LEÇON

La confirmation.

Baptême d'un chef indien.

M. Odin, missionnaire lazariste, visitant une peuplade sauvage de l'Amérique, rencontra quelques Indiens occupés à la chasse. Dès qu'ils l'eurent aperçu :
— Robe noire, lui dirent-ils, viens avec nous : notre chef est bien malade, il sera fort heureux de te voir.
— Je me rendis auprès du vieux sauvage, dit le missionnaire, et le trouvai étendu sur son lit, en proie aux douleurs les plus atroces. Un ennemi l'avait blessé au pied avec une arme empoisonnée, et le poison qui avait pénétré dans son sang devait lui causer la mort. Je lui adressai quelques paroles de compassion, puis je lui demandai s'il ne serait pas bien aise d'entrer après sa mort dans la maison du Grand-Esprit ? Mais pour y être admis il faut, lui dis-je dans son langage, que je vous lave la tête par le baptême.
— Oh! alors, Robe noire, répondit-il, lavez-moi la tête, j'aime le Grand-Esprit de tout mon cœur.
— Je l'instruisis des vérités de la foi; mais sachant que les sauvages sont peu disposés à pardonner une injure, je craignais que celui-ci ne refusât de pardonner à son empoisonneur. En effet, quand je lui parlai du pardon des offenses, je vis le feu de la vengeance s'allumer dans ses yeux :
— On ne pardonne pas, dit-il, à un scélérat comme celui qui m'a empoisonné!
— Alors je lui montrai mon crucifix et lui expliquai comment le Fils de Dieu avait pardonné à ses bourreaux pour nous apprendre comment nous devons, à notre tour, pardonner du fond du cœur à nos ennemis les injures les plus atroces.
— Eh bien! répondit le malade, je lui pardonne, puisque telle est la volonté du Grand-Esprit.
Et même temps, il défendit à tous ses gens de rien faire pour venger sa mort.
De semblables dispositions le rendaient digne du baptême, qu'il reçut avec la plus vive piété, et quatre jours après, il s'endormit du sommeil des bienheureux.

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