« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par Histoires saintes

HISTOIRES pour l'Explication du Catéchisme à l'usage des Diocèses de France

CINQUANTE-DEUXIÈME LEÇON

Les sacrements en général.

CINQUANTE-TROISIÈME LEÇON

Le baptême.

CINQUANTE-QUATRIÈME LEÇON

La confirmation.


La robe du Baptême

Au Ve siècle, les Vandales persécutaient l'Eglise d'Afrique. Comme on appelait par ordre tout le clergé pour être exposé aux tourments, le diacre Murita se signala entre les autres. Il avait été parrain d'un homme nommé Elpidiphore qui avait apostasié et était alors le plus ardent persécuteur des chrétiens.
Après que les prêtres et l'archidiacre Salutaris eurent été tourmentés, Murita, qui était le second diacre, parut à son tour. C'était un vieillard vénérable.
Avant qu'on le dépouillât pour l'étendre sur le chevalet, il tira tout d'un coup de dessous sa tunique les linges dont il avait couvert Elpidiphore au sortir des fonts, et, les déployant devant tout le monde, il adressa à Elpidiphore qui siégeait comme juge ces foudroyantes paroles :
— Voilà les témoins de ton apostasie : ils t'accuseront au tribunal du souverain Juge. La voilà cette robe blanche dont je t'ai revêtu sur les fonts sacrés; elle demandera vengeance contre toi; elle se changera en vêtements de flammes qui te dévoreront pendant l'éternité tout entière.
A cette vue, A ces mots, le peuple pousse un cri d'horreur; Elpidiphore pâlit; tremblant, confus, il n'ose pas même ouvrir la bouche pour répondre.
Le bourreau met fin à cette scène en envoyant Murita dans le ciel.

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