« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par Histoires saintes

les apophtègmes des pères du désert

le travail et la prière

Abba Lucius


Plusieurs moines qu'on appelle "priants" vont à l'Enaton, chez Abba Lucius. L'ancien leur demande :

"Quel est le travail de vos mains ?".

Ils disent : "Nous ne travaillons pas de nos mains, mais comme l'Apôtre le commande, nous prions sans arrêt".

Abba Lucius leur demande : "Est-ce que vous ne mangez pas ? "

lls répondent : "Si".

Alors il leur dit : "Quand vous mangez, qui donc prie à votre place ?". Il leur dit : "Quand vous dormez, qui donc prie à votre place ?". Mais ils ne trouvent rien à répondre.
Alors Abba Lucius dit aux moines : "Excusez-moi, mais vous ne faites pas ce que vous dites. Moi, je vais vous montrer que je prie sans arrêt quand je travaille de mes mains. Je m'assois avec Dieu. Je mouille les joncs et je les tisse en cordes. Je dis en même temps : "Dieu, aie pitié de moi dans ta grande miséricorde. Dans ton immense bonté, efface mon péché" (Psaume 50, 2).
Abba Lucius demande aux moines : "Est-ce que ce n'est pas une prière ?".

Ils répondent : "Si ".

Puis il leur dit : "Quand j'ai passé toute la journée à travailler et à prier, j'ai gagné à peu près seize pièces d'argent. J'en mets deux à ma porte et je mange avec le reste. Celui qui prend ces deux pièces d'argent prie pour moi quand je mange ou quand je dors. Ainsi, avec l'aide de Dieu, j'obéis au commandement de prier sans arrêt".

 

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