« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par Histoires saintes

Voici un passage de "l'explication du saint sacrifice de la messe" par le Père de Cochem. Ce petit livre est riche en histoires illustrant la beauté de la messe. Cette histoire connue montre l'importance du soin à avoir pour ne rien oublier de ce qui est nécessaire à la célébration du saint sacrifice.

A l'époque où l'Espagne gémissait sous le joug des Maures, un roi de Caravaca, qui gardait dans les fers un grand nombre de Chrétiens, eut pitié de ces malheureux et se décida à les libérer tous. Il demanda à chacun d'eux quel était son métier et lui permit de l'exercer. Parmi les prisonniers se trouvait un prêtre qui, interrogé à son tour, répondit avec le plus grand sérieux : « J'exerce l'art de faire descendre du Ciel le Dieu tout-puissant. » Le prince lui ayant commandé de se mettre à l'œuvre, il répliqua : Je ne puis le faire qu'à la condition d'avoir entre les mains tous les objets nécessaires.


Le roi idolâtre lui ordonna d'écrire en pays chrétien pour les faire venir. Le prêtre en dressa la liste détaillée, mais il oublia d'y inscrire le crucifix. Lorsque le tout fut apporté, et qu'il voulut commencer le saint Sacrifice, il remarqua l'absence de la croix et demeura longtemps indécis ne sachant s'il devait célébrer. Le roi, le soupçonnant de ne pas connaître parfaitement son art, lui demanda la cause de son trouble. Prince, répondit-il, j'ai oublié la croix ; cela me jette dans l'inquiétude, j'hésite à monter à l'autel. Pendant qu'il délibérait ainsi, invoquant le secours du Ciel, la voûte de pierre s'entrouvrit, et deux Anges, brillants comme le soleil, descendirent, portant dans leurs mains une croix de bois toute lumineuse qu'ils placèrent sur l’autel. À cette vue, le prêtre commença, mais le roi et tous les Maures qui étaient dans la salle, prenant les Anges pour des Dieux, tombèrent, pleins d'effroi, le visage contre terre, et ne se relevèrent que lorsque la vision se fut évanouie [Beyrlinck, au mot Crux.]. Telle est l'origine de la croix espagnole que l’on conserve à Caravaca avec la plus grande vénération, et qui est montrée au peuple le jour anniversaire de celui où elle fut apportée du Ciel.


Ce fait prouve bien l'importance que nous devons attacher à tout ce qui sert à la célébration du saint Sacrifice.

 

 

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