« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par Histoires saintes

La sainte messe: une fidélité héroïque à la célébration de la messe!

La sainte Messe

Par le Père Martin de Cochem, des frères mineurs capucins

Cet ouvrage fourmille d'histoires sur la messe plus belles les unes que les autres. Nous nous proposons ici d'en reproduire certaines. et aujourd'hui:

Chapitre premier: l'Essence de la sainte messe

Voyons maintenant comment la sainte Messe a été attaquée par les hérétiques.

Le premier instrument dont il se servit fut l'orgueilleux et parjure Bérenger, de Tours, qui vivait de 1015 à 1088. Encore faut-il ajouter que ce malheureux revint à la vraie doctrine huit ans avant sa mort, et qu'il s'éteignit, plein de repentir, dans le sein de l'Église catholique. Mais ce qu'il avait semé germa secrètement, et, quelques années plus tard, les fruits s'en montrèrent chez les Albigeois. Cette secte immorale et impie déclamait violemment contre la sainte Messe, surtout contre la Messe privée [On désignait sous ce nom la Messe basse], et ceux qui la célébraient furent victimes de crimes sans nombre. Le Bienheureux Césaire de Heisterbach, contemporain de la persécution, puisqu'il mourut en 1240, nous raconte l'histoire suivante [Lib. VII, 24.] :


Les Albigeois punissaient de la manière la plus sévère les prêtres qui disaient des Messes privées. Or, un pieux ecclésiastique, brûlant de zèle pour l'honneur du saint Sacrifice, ne se laissa détourner ni par les défenses ni par les menaces de l'accomplissement de son ministère. Les hérétiques l'apprirent, et le magistrat, l'ayant fait amener devant son tribunal, l'interrogea en ces termes :

Il nous a été affirmé que, malgré notre défense expresse, tu as dit une Messe privée, et qu'ainsi tu t'es rendu coupable. Est-ce vrai ?

Le prêtre dit sans crainte : Je vous répondrai comme les saints Apôtres, lorsque le conseil des Juifs leur demanda si, malgré la défense portée, ils avaient prêché Jésus-Christ : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes ». Voilà pourquoi, en dépit de vos injustes lois, j'ai dit la Messe en l'honneur de Dieu et de sa sainte Mère.

Les juges furent tellement irrités de cette fière confession qu'ils accablèrent d'injures le prêtre zélé, le maltraitèrent, et, à la fin, lui firent arracher la langue par le bourreau, devant tout le peuple. Le martyr supporta ce traitement horrible avec une grande patience, et, la bouche inondée de sang, alla à l'église, s'agenouilla devant l'autel sur lequel il avait célébré, puis se plaignit humblement à la sainte Vierge. Ne pouvant parler, il se recommanda du fond du cœur à la protection de cette Mère de miséricorde. Nous ne dirons pas comment il fut secouru. Il nous suffit de montrer avec quelle rage infernale les hérétiques poursuivaient les prêtres chez lesquels le zèle de la foi était plus fort que la crainte des tourments.


 

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