« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par Histoires saintes

La sainte Messe

Par le Père Martin de Cochem, des frères mineurs capucins

Cet ouvrage fourmille d'histoires sur la messe plus belles les unes que les autres. Nous nous proposons ici d'en reproduire certaines. et aujourd'hui:

Chapitre premier: l'Essence de la sainte messe

Voyons maintenant comment la sainte Messe a été attaquée par les hérétiques.

L'infortuné Martin Luther avait commencé, dès 1517, à se séparer de l'Église, au sein de laquelle il avait jusque-là coulé une vie tranquille. Toutefois, il ne renia ce mystère divin que bien des années plus tard, sous l'inspiration du démon. Afin que personne n'en doutât, Dieu a voulu que le misérable fit l'aveu de son ignominie en retraçant de sa propre main la longue dispute qu'il eut à ce sujet avec Satan. Je n'en dirai ici que peu de chose.
Voici ce qu'il écrit dans son livre de la Messe basse et de la consécration sacerdotale :

« Il m'arriva une fois de m'éveiller tout d'un coup vers minuit, et le diable commença ainsi à disputer avec moi :

- Sais-tu, savant docteur Luther, que tu as dit presque journellement pendant quinze ans une Messe privée ? ... Et si une telle Messe était une affreuse idolâtrie ? ... Et si le Corps et le Sang du Christ n'avaient pas été présents ? ... Et si tu n'avais adoré que du pain et du vin ?

Je lui répondis :

- J'ai été fait prêtre, consacré, oint et ordonné par l'évêque, et j'ai agi par obéissance envers mes supérieurs. Pourquoi n'aurais-je pas consacré, si j'ai sérieusement prononcé les paroles du Christ et célébré la Messe ?

Le démon répliqua : Bien ! mais les Turcs et les païens agissent aussi en tout dans leurs temples par obéissance, ils accomplissent sérieusement leurs cérémonies. Et, maintenant, si ta consécration et ton ordination étaient fausses, comme est faux le culte des infidèles ? Tu sais bien qu'autrefois, quand tu professais le papisme, tu n'avais ni connaissance du Christ ni vraie foi..., car, de même que tous les prêtres et tous les évêques, tu tenais le Christ pour un juge sévère, et, afin de parvenir jusqu'à lui, tu avais recours à Marie et aux Saints. Ceux-ci étaient des intermédiaires entre lui et toi, et tu lui dérobais ainsi l'honneur qui lui est dû ; ni le Pape ni toi ne pouvez le nier. C'est pourquoi, te dis-je, étant ordonnés et oints comme des païens, comment pourriez-vous avoir consacré ?

En cette angoisse, je voulus me défendre, continue Luther, et je dis (ainsi que j'étais habitué à le faire lorsque j'étais papiste) :

- Quand même je n'aurais pas eu, moi, la vraie croyance, l'Église l'a et cela me suffit ?

Satan reprit :

- Mais où est-il écrit que la foi de l'Église puisse te servir ? Tu ne peux prouver cela par la parole de Dieu, et je puis affirmer, moi, que tout l'Enseignement de l'Église catholique n'est qu'un tissu d'erreurs.

Le démon menteur dit cela et beaucoup d'autres choses que j'abrège pour n'être pas trop long. Vaincu par sa parole, je finis par avouer que j'avais péché en célébrant la Messe, et encouru la damnation comme Judas. »


Voyez, l'homme aveugle reconnaît qu'il a reçu ses leçons de Satan. Il savait bien cependant que celui-ci hait tout ce qui est bon et n'enseigne que le mal. Ah ! si, au lieu de penser comme l'Église, Luther avait vu dans la Messe une pratique superstitieuse, le démon se serait bien gardé d'argumenter contre lui. Loin de le détourner de l'autel, il l'aurait au contraire engagé à y monter, afin d'outrager Dieu davantage en multipliant les actes idolâtriques.

 

Une analyse de cette histoire est consultable ICI

 

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