« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par histoires saintes

 

Le bienheureux Père Henri Suso (1296- 1366) est un Dominicain allemand, grand contemplatif et digne fils spirituel de Saint Dominique. Etant entré en religion, il suivit ses études à Cologne, en Allemagne. Là, il avait fait avec un de ses camarades le voeu suivant:

 

« Celui d'entre eux qui resterait le plus longtemps sur cette terre devrait célébrer la Messe pour son ami ; chaque lundi, la messe des morts et chaque vendredi, celle de la Passion. »

 suso

Le bienheureux vit bientôt mourir son ami, avec douleur. Il parut alors devant Dieu, et quelques jours plus tard, le bienheureux Henri eut une visite : il vit son ami défunt, le visage défiguré et tordu par la souffrance. L'âme se plaignit alors amèrement de ce que son ami l'avait oublié, et manquait à sa promesse.

 

« Non, je ne vous ai pas oublié, assura le bienheureux Henri, et si je n'ai pas fait célébrer la Messe, j'ai chaque jour recommandé à Dieu instamment votre âme, et je me suis imposé des mortifications pour hâter votre délivrance ».

 

Alors le défunt répondit,

 

« Voilà justement ce dont je viens me plaindre ! De tous les moyens que vous avez employé pour me secourir, vous avez négligé le plus efficace et le plus puissant : c'est le Sang de Notre- Seigneur Jésus-Christ. C'est ce précieux Sang que je demande de vous, pour apaiser mes souffrances, et éteindre ce feu qui me torture. Seul le saint sacrifice de la Messe me délivrera de mes tourments».

 

Le bienheureux fut tout confus en entendant cela, et voulut réparer au plus tôt. Aussi, dès le lendemain, il chargea plusieurs prêtres de célébrer à cette intention, pour accomplir la promesse faite. Et après quelques jours, le défunt apparut de nouveau ; son visage était paisible, resplendissant, nimbé d'une auréole :

 

« Merci, mon fidèle ami ! Me voici, grâce au sang de mon Sauveur, délivré des flammes expiatrices : je monte au ciel et je ne vous y oublierai pas ! »

 

Catéchisme de la FSSP « Les Trois Blancheurs » 

Commenter cet article