« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par histoires saintes

HISTOIRES pour l'Explication du Catéchisme à l'usage des Diocèses de France

DIX-NEUVIÈME LEÇON

L'Église.
 
VINGTIÈME LEÇON
 
Les marques de la Véritable Église.
 
VINGT-ET-UNIÈME LEÇON
 
Les membres de l'Eglise.
 
VINGT-DEUXIÈME LEÇON
 
La cérémonie du départ des missionnaires.

 

Rien n'est touchant, écrit l'abbé Bouvet, comme le départ des missionnaires. On peut y- assister à Paris, dans leur chapelle de la rue du Bac. Sur les murs de cette chapelle, on voit les Rois Mages, qui furent les premiers païens adorateurs de Jésus-Christ. On voit aussi de terribles scènes de martyres. Et puis il y a, dans la maison, toute une salle remplie d'instruments de supplices rapportés des pays sauvages. Les missionnaires, avant de se décider à partir, les ont souvent regardés. Ils se sont dit :

 

— Peut-être, si je m'en vais là-bas, endurerai-je ces supplices affreux !

 

Mais ils acceptent de mourir, s'il le faut, pour Jésus-Christ et les voilà décidés au départ. Ils sont maintenant dans leur chapelle, auprès de l'autel, au haut des marches. Les uns vont s'en aller chez les nègres d'Afrique, qui habitent des huttes rondes au milieu des forêts obscures et près des fleuves rapides ; d'autres, en Chine, parmi des peuples cruels qui sourient de plaisir quand ils torturent lentement leurs victimes ; d'autres, dans les îles de l'Océanie, peuplées de sauvages qui portent des coiffures de plumes sur leurs cheveux luisants et des armes empoisonnées. A tous ces malheureux païens, adorateurs des idoles, ils apprendront que Dieu est bon et que son Fils est mort pour leurs péchés.

Beaucoup ne reviendront ,jamais, jamais...

Leurs parents sont là, qui pleurent et pourtant sont bien fiers de voir leur fils prêt à donner sa vie pour Jésus-Christ. Une dernière fois ils les regardent. Et voici que tous les assistants se lèvent pour le baiser d'adieu. Ils s'approchent de l'autel ; devant ces missionnaires ils s'agenouillent et, sur leurs pieds qui marcheront si loin pour porter l'Evangile, tous déposent leur dernier baiser....

 

Que de larmes ! Que d'amour ! Enfin tout est fini. La chapelle est ouverte. Dans la cour des voitures attendent ; les missionnaires y montent et, par les rues de Paris, pleines de gens qui ne pensent qu'à leurs affaires et à leurs amusements, passent une dernière fois ces hommes qui ne pensent qu'à Jésus-Christ et qui s'en vont mourir pour lui dans les contrées lointaines et mystérieuses. Qu’y a-t-il au monde de plus grand, de plus beau que cela ?

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