« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par histoires saintes



Le Fils de Dieu, donnant à sainte Brigitte ses instructions, lui parla en ces termes d’un généreux chevalier qui avait pratiqué les vertus chrétiennes : " Quand cet ami de mon cœur fut arrivé au dernier moment de sa vie et que son âme quitta son corps, cinq légions d’anges furent envoyées au-devant de lui. On entendit alors dans le ciel des voix mélodieuses qui résonnaient purement et qui disaient : " Ô Seigneur et Père, n’est-ce pas là celui qui s’est attaché à vos volontés et qui les a parfaitement accomplies ? "Puis une voix de la part de la divinité, lui dit : " Je t’ai créé et t’ai donné le corps et l’âme. Tu es mon fils et tu as fait la volonté de ton Père. Viens donc maintenant à ton Créateur tout-puissant et à ton Père très aimant. L’héritage éternel t’est dû, puisque tu es fils et puisque tu as été obéissant. Viens donc, ô mon doux enfant, je te recevrai avec joie et bonheur. "

Une seconde voix, qui était celle de l’Homme-Dieu, lui dit : " Viens à ton frère, car je me suis offert pour toi, j’ai répandu mon sang pour l’amour de toi. Viens à moi, car tu as suivi ma volonté ; viens à moi, car tu as versé sang pour sang, tu as donné vie pour vie et mort pour mort. Donc toi qui m’as suivi, viens à ma vie, à ma joie qui ne finira jamais. "

Une troisième voix parla ainsi de la part du Saint-Esprit : " Viens, ô mon chevalier, toi qui m’as tant désiré et en qui je me suis plu à établir mon séjour. Pour les travaux de ton corps, entre dans le repos ; en retour des tribulations de ton esprit, entre dans les consolations ineffables ; en récompense de ta charité et de tes généreux combats, entre en moi-même ;
je demeurerai en toi et tu demeureras en moi. "

Ensuite les cinq légions d’anges firent résonner leur voix. La première disait : " Allons au-devant de ce généreux soldat et portons devant lui ses armes ; c’est-à-dire présentons à notre Dieu la foi qu’il a gardée sans chanceler et qu’il a défendue contre ses ennemis. "

La voix de la deuxième légion dit : " Portons devant lui son bouclier et montrons à notre Dieu sa patience ; bien qu’elle soit connue de Dieu, elle en sera plus glorieuse par notre témoignage. "

La troisième légion dit : " Allons au-devant de lui et présentons à Dieu son glaive,
c’est-à-dire l’obéissance qu’il a rendue, tant dans les choses pénibles que dans les choses faciles. "

La quatrième : " Allons et rendons témoignage à son humilité, car l’humilité précédait et suivait toutes ses bonnes œuvres. "

La cinquième voix dit : " Donnons témoignage de son désir divin ; par lequel il soupirait après Dieu. A toute heure il pensait à Lui dans cœur ; il l’avait toujours en sa bouche, toujours dans ses œuvres ; il Le désirait par-dessus toutes choses ; pour l’amour de Lui, il s’est montré comme mort au monde."

" Voilà comment mon ami vient à moi et de quel prix il est récompensé. Et bien que tous n’aient pas répandu leur sang pour l’amour de mon nom, ils recevront néanmoins les mêmes récompenses, s’ils ont la volonté de donner leur vie pour l’amour de moi quand le temps et l’occasion s’en offriront. Vois que de biens apporte la bonne volonté. " (Liv. II, ch. XI.)

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