« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par histoires saintes

HISTOIRES pour l'Explication du Catéchisme à l'usage des Diocèses de France

DEUXIÈME PARTIE
 
Les commandements à pratiquer
 
 
VINGT-CINQUIEÈME LEÇON
 
La Morale.
 
VINGT-SIXIÈME LEÇON
 
La Morale chrétienne.

Vœu des Marseillais. coeur-battant

 

La peste, arrivée d'Orient, s'était abattue sur la ville de Marseille et y avait déjà moissonné quarante mille hommes. Un silence de mort planait sur les rues et sur les places publiques encombrées de cadavres. Vainement on avait eu recours aux prières et aux pénitences. Rien n'avait pu désarmer la colère divine, lorsque le saint évêque de Marseille, Mgr de Belsunce, reçut une inspiration céleste. Elle lui vint d'une religieuse de la Visitation, la Mère Anne-Madeleine Rémusat, auprès de laquelle il venait souvent réchauffer son cœur et enflammer son courage, et qui ne cessait de l'exhorter à mettre son espoir dans le Cœur adorable de Jésus.

 

Un jour donc, le 1er novembre 1720, comme un autre Borromée, il sortit de son palais, accompagné de tous les religieux, de tous les prêtres, de toutes les âmes saintes, pieds nus, la corde au cou, la croix entre les bras ; quand il fut arrivé sur la principale place publique de Marseille, il s'agenouilla, et là, dans un silence qui n'était interrompu que par les sanglots et les gémissements de l'assemblée, il voua solennellement son diocèse au Cœur de Jésus.

 

Dés ce moment, la peste cessa avec un tel enchantement qu'il n'y eut plus, à partir de ce jour, un seul enterrement à Marseille. Mais comme le corps de ville n'avait pas voulu s'associer à cette démonstration, deux ans après, le fléau reparut. Alors, se repentant de leur faute, les échevins firent vœu d'aller, chaque année, le jour de la fête du Sacré-Cœur, communier dans l'église, de la Visitation, d'y offrir un flambeau de cire blanche orné de l'écusson de la ville, et d'assister le même jour à une procession publique.

 

Aussitôt, nous en assurent les procès-verbaux signés de tous les magistrats, le fléau cessa avec la même rapidité que la première fois.

Commenter cet article