« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par histoires saintes

Pascal Baylon (1540-1592), un autre berger espagnol devenu également franciscain, se distinguait par une semblable piété. Dès l'âge de douze ans, il aimait s'isoler pour prier : « Tout en gardant ses brebis, il sculpta un jour un crucifix très bien réalisé et y accola une image de la Vierge. Il le plantait dans le sol en guise d'oratoire ambulant » (283). A l'âge de quinze ans, il savait déjà qu'il voulait être moine franciscain, et ses compagnons s'édifiaient à son contact. Son ami Juan Campos, qui gardait les moutons avec lui à Torrehermosilla, attesta au procès de béatification :

    J'ai gardé le troupeau avec Pascual durant deux années et, outre que j'ai vu en lui Pascual de nombreuses vertus, j'ai remarqué qu'il était extrêmement réservé, de mœurs très pures et serviable avec tous. Jamais je ne l'ai entendu jurer, comme le font habituellement les autres bergers, mais il louait Dieu et ses saints, spécialement la Vierge Marie. Et quand il arrivait quelque malheur, comme la mort ou la maladie d'une bête, il n'en rendait pas moins grâces à Dieu. (284)

S'il n'abandonna jamais son troupeau pour se rendre à l'église, il n'en participait pas moins par la pensée et par le cœur à la messe qui se célébrait dans l'église voisine. Et les anges favorisaient de façon étonnante sa piété eucharistique : un jour où la cloche de la paroisse annonçait l'élévation, un ange lui apparut, qui présentait l'hostie à son adoration. Une autre fois, il vit des anges soutenir un ostensoir renfermant une hostie éblouissante de blancheur. Signes précurseurs de sa profonde dévotion eucharistique, et de sa vocation particulière d'adorateur et d'apôtre du Saint Sacrement. La légende dit aussi que les anges lui apprirent à lire - car il souhaitait méditer les vies des saints - et à écrire. De fait, sans avoir jamais fréquenté ni maître ni école, il sut assez tôt lire couramment et écrire fort convenablement, mais peut-être le dut-il à sa vive intelligence et à son sens aigu de l'observation. Devenu frère convers franciscain, il étonna ses contemporains par les manifestations extraordinaires de sa vie intérieure - lévitations spectaculaires, accompagnées parfois de phénomènes lumineux -, par ses charismes de lecture des cœurs, de prophétie et de guérison, mais plus encore par ses éminentes vertus, qui lui valurent d'être canonisé en 1691.

 

source: http://www.spiritualite-chretienne.com/anges/ange-gardien/ref-17.html

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