« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par histoires saintes

 HISTOIRES pour l'Explication du Catéchisme à l'usage des Diocèses de France

DEUXIÈME PARTIE
 
Les commandements à pratiquer
 
 
VINGT-SEPTIÈME LEÇON

Le culte dû à Dieu et à Jésus-Christ.
 
VINGT-HUITIÈME LEÇON

Le culte dû à la Sainte Vierge et aux Saints.
 
VINGT-NEUVIÈME LEÇON


Le respect dû au nom de Dieu.

Un petit théologien.

 

Oui, mon théologien n'a que cinq ans.
Toute sa science, il l'a puisée auprès d'une humble sœur de Charité, dans une salle d'asile de Montréal.

 

Il se nomme Paul.

 

Si Paul vivait à Paris, il serait bien souvent scandalisé.

 

Qui ne sait l'abus que l'on fait aujourd'hui à Paris de ce grand mot : adorer! Les romanciers l'écrivent à toutes les pages de leurs livres; dans un certain monde on l'a sans cesse dans la bouche.
On ne dit plus qu'on aime quelque chose, cela parait terne : on l'adore.

On adore les fleurs, on adore la musique; on adore jusqu'à son chien, jusqu'au poivre et au sel.

 

Or cela n'est pas conforme à l'enseignement du catéchisme, qui dit que Dieu seul mérite d'être adoré.
Paul, qui ne sait pas lire, sait cependant plusieurs réponses de son catéchisme. La Sœur les lui a répétées avec patience, il les a vite apprises.
Car dans ces modestes salles d'asile on réussit à enseigner aux enfants des choses que de grands philosophes ignorent, en faisant pénétrer dans leurs jeunes âmes les sublimes lumières de la foi.

 

Paul se souvenait de ce qui lui avait été dit de l'adoration, et il faut qu'il l'ait bien compris et que tout un raisonnement se soit fait dans sa petite tête, pour répondre comme on va le voir.
Il rentrait chez lui.
La bonne lui donnait les soins qu'il réclamait, et pour lui témoigner son affection s'avisa de lui dire : « Cher petit Paul, je t'adore! »

 

Les yeux de Paul exprimèrent plus que de la surprise. Sa réponse fut brève. Il leva sa main vers le ciel et dit de la voix la plus solennelle qu'il put prendre : « On n'adore que Dieu! »

 

Bravo, enfant! Cela mérite la médaille d'honneur.

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