« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par histoires saintes

HISTOIRES pour l'Explication du Catéchisme à l'usage des Diocèses de France

VINGT-TROISIÈME LEÇON

La rémission des péchés.
 
VINGT-QUATRIÈME LEÇON
 
Les fins dernières de l'homme.
 
Mort en désespéré

 

Les parents qui élèvent mal leurs enfants, ou qui les confient à le mauvais maîtres, sont cause de leur malheureuse vie, de leur mauvaise mort et de leur damnation.

 

Dans une lettre datée du camp devant Sébastopol, le 16 octobre 1855, le P. de Damas, aumônier de l'armée française, parlait d'un capitaine qui, seul parmi les blessés, refusa de se convertir. Destiné à l'état militaire dès l'enfance, il avait eu un répétiteur sans principes, qui l'avait corrompu et flétri sous les yeux de ses parents. Le P. de Damas le trouva étendu après une action meurtrière, et s'agenouillant auprès de lui : « Vous souffrez, capitaine? lui dit-il.

 

— Ah! Monsieur l'abbé, répondit le blessé avec un sourire sardonique, ce que c'est que la gloire humaine!

 

— Consolez-vous : vous pouvez guérir, et vous recevrez la récompense due à la bravoure. »

 

Le capitaine alors l'invita à lever la couverture. Il avait le flanc emporté par un obus, et ses entrailles se répandaient. «Oui, capitaine, lui dit l'aumônier à cette vue, c'en est fait de, la gloire humaine : mais il y en a une autre pour le brave qui a fait son devoir, il y en a une meilleure dans l'autre vie. »

 

Dés qu'il entend ce mot, interrompant l'aumônier : « Monsieur l'abbé, dit-il, ne me parlez pas de cela.

 

— Mais, capitaine...

 

— Ne m'en parlez pas, je vous le répète. J'ai travaillé pour la gloire, la gloire me fuit; il ne me reste que le désespoir. »

 

Le prêtre fit de vains efforts pour l'amener à des pensées plus consolantes. Le regard du moribond était effrayant, ses lèvres se contractaient sous la forme d'un sourire hideux, mélange de fureur et de désespoir. Bientôt il demanda un verre d'opium, pour l'aider à mourir sans trop de souffrance. Avec l'autorisation du major, l'aumônier s'empressa de lui chercher ce qui pouvait, le soulager; mais à son retour il le trouva mort. Sa physionomie n'était pas changée : elle conservait le même sourire, le même regard de désespoir; seulement l'effrayante pâleur de la mort était venue s'ajouter à l'expression désespérante de ce cadavre.

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