« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par histoires saintes

HISTOIRES pour l'Explication du Catéchisme à l'usage des Diocèses de France


LEÇON PRÉLIMINAIRE

Pourquoi je dois apprendre mon catéchisme

Un vrai chrétien. 250px-General Antoine Drouot

 

Drouot fut publiquement chrétien... Lui-même a confessé qu'il devait tout à Dieu!... Et ne vous figurez pas que la foi du général Drouot fût une foi qui ne s'élevait point jusqu'aux pratiques ordinaires de la religion. Il croyait à tout, il accomplissait tout. Il communiait souvent, et passait de longues heures au pied du crucifix.
Tant qu'il put sortir, il faisait chaque jour une promenade solitaire en dehors de la ville; en particulier, il aimait à suivre le cours de la Meurthe.

 

Un jour que Drouot revenait vers Nancy, deux jeunes officiers en sortaient ensemble pour jouir du spectacle enchanteur d'un coucher de soleil derrière les Vosges. Ils arrivaient au carrefour de plusieurs routes, lorsqu'une grande croix dominant un calvaire frappa leurs regards. L'un des officiers se découvrit aussitôt avec respect, mais son camarade lui retint vivement le bras en disant :

 

— Prends garde, si on nous voyait! Voilà quelqu'un!
— Que m'importe? repartit l'autre. Tu saluerais ton chef, je pense? Eh bien! moi je salue notre Maitre à tous.

 

Drouot, appuyé sur un bâton, marchant avec lenteur, vêtu d'un habit étroitement boutonné, dépassait à ce moment même les deux amis. Au pied du calvaire, il s'arrêta, salua avec respect et reprit le chemin de la ville.
Le dimanche suivant, les deux officiers remarquèrent à la messe le vieillard qui leur avait donné, sans le savoir peut-être, une si bonne leçon; à la communion, il s'avança vers la sainte table et communia avec un respect tout militaire et tout filial en même temps. Un ruban rouge à la boutonnière et la rectitude de cette mise simple, mais digne, excitèrent la curiosité des jeunes gens.

 

— Quel est donc ce vieillard? demandèrent-ils.
— Quoi! vous habitez Nancy et vous ne connaissez pas le général?
— Quel général, encore une fois? Nous arrivons il y a deux jours!
— Mais le général Drouot, le Sage de la Grande Armée!
— Eh bien! mon cher, fit le chrétien, auras-tu encore  peur de saluer la croix, quand une fois de plus tu as vu de tes propres yeux que partout les soldats chrétiens sont en bonne compagnie?

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