« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par Histoires saintes

HISTOIRES pour l'Explication du Catéchisme à l'usage des Diocèses de France

DEUXIÈME PARTIE

Les commandements à pratiquer

TRENTE-CINQUIÈME LEÇON

Les biens temporels du prochain.


Un testament Imprévu.

Un riche propriétaire, qui n'avait que des parents éloignés, vint à mourir. La première pièce que l'on trouva en faisant l'inventaire fut un testament olographe parfaitement en règle, qui instituait un de ses cousins pour légataire universel. Les autres parents n'eurent rien à dire; le nouveau châtelain entra en possession des biens.
C'était pour lui un coup de fortune imprévu. Il n'avait jamais eu qu'une fortune médiocre, et sa famille étant déjà nombreuse, il avait dû chercher une place dans une administration, où il occupait une situation médiocre.
Installé dans le château, il avait trouvé une bibliothèque, et s'était pris de goût pour les études historiques. Un soir qu'il feuilletait un livre, il trouva, au milieu du volume, une feuille de papier sur laquelle l'ancien propriétaire de toutes ces richesses avait écrit un testament, et cette feuille de papier portait une date postérieure à celle du testament qui l'avait institué propriétaire de la fortune dont il jouissait.
Le testament trouvé par les notaires, inventorié, enregistré, vérifié par les tribunaux, et enfin pleinement exécuté, ne contenait après tout que les avant-dernières volontés du testateur. Les dernières, les voilà ! Il en tenait l'expression entre ses doigts, et elles donnaient tout, tout ce dont il était en possession, à un autre.
Le gentilhomme, c'était un gentilhomme, ressentit un coup terrible, une angoisse profonde. Sa femme et ses enfants dormaient confiants dans leur fortune nouvelle. Nul ne pouvait soupçonner l'existence de ce morceau de papier, et la flamme d'un bon feu d'hiver est là.
Je ne sais pas si les hésitations furent longues, ni si le combat fut dur. Le lendemain, le premier légataire était chez le notaire qui avait le premier testament et lui remettait le second.
Puis il rentra au château qui était à lui la veille, instruisit sa femme et ses enfants de la situation et commença son déménagement.
Si cet homme-là n'eût pas cru au seul témoin de la vérité, à Dieu, ses enfants auraient eu une belle dote. Mais il savait que Dieu voit, qu'il sait tout, et qu'un jour il se trouverait face à face avec lui au jour du jugement.

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