« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par Histoires saintes

HISTOIRES pour l'Explication du Catéchisme à l'usage des Diocèses de France

DEUXIÈME PARTIE

Les commandements à pratiquer


TRENTE-TROISIÈME LEÇON

La vie du prochain.

Un mot de l'empereur Nicolas

Un jour un des aides de camp de l'empereur Nicolas de Russie entre chez celui-ci tout ému, et, se jetant à ses pieds :
— Sire, s'écrie-t-il, je supplie Votre Majesté de daigner m'accorder une grâce!...
— Parle.
— Permettez-moi de me battre en duel.
— Jamais! répond l'empereur.
Nicolas avait les duels en horreur. A ses yeux, tout le sang qui n'était pas versé en Russie pour son service ou pour celui du pays, était criminellement versé, et il punissait le coupable des peines les plus sévères.
— Sire, je suis déshonoré : il faut que je me batte.
— Que veux-tu dire?
— J'ai été frappé au visage.
— Ah! dit l'empereur en fronçant le sourcil... Eh bien! non, je ne puis te permettre de te battre en duel. Mais viens... viens avec moi.
Et, le prenant par le bras, il le conduisit devant la cour rassemblée et l'embrassa en présence de tous, sur la joue souffletée.
— Va, maintenant, lui dit-il, et reprends la tranquillité d'esprit; ton affront est lavé!

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