« Seigneur, à qui irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6,68)

" Le Christ n'enlève rien et il donne tout " (Benoît XVI)

Notre dame du Sacré Coeur

" Monsieur l'abbé, vous pouvez nous raconter des histoires? "

Au camp d'été, deux louvettes, élèves du catéchisme pendant l'année, se souvenaient que leur aumônier racontait de saintes histoires pour illustrer les cours du mercredi après-midi. Quand les activités leur laissaient un peu de répit et qu'elles voyaient au loin l'abbé, elles courraient vers lui et avec un grand sourire lui demandaient:

" Monsieur l'abbé vous pouvez nous raconter des histoires? "

Et monsieur l'abbé répondait:

"Vous voulez des histoires ? Venez on va s'asseoir à l'ombre. Connaissez vous celle de...?"

On s'asseyait et en quelques instants ce n'étaient pas deux mais cinq, six, dix louvettes qui accouraient pour écouter.

Bienvenue sur le blog "Histoires saintes" animé par un prêtre. Bien souvent les catéchistes cherchent à illustrer leurs leçons par des exemples et des histoires visant à captiver l'attention des enfants tout en gravant les vérités saintes dans leur esprit et dans leur cœur. Ce blog voudrait leur faciliter la  tache.

Publié par histoires saintes

HISTOIRES pour l'Explication du Catéchisme à l'usage des Diocèses de France

TREIZIÈME LEÇON : Vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
 
 
Evêque et empereur.

 

Jésus-Christ, étant le Fils même de Dieu, incarné, mérite notre adoration aussi bien que le Père. Un évêque, saint Amphiloque, montra cette vérité à l'empereur Théodose avec une grand ingéniosité.


C'était au moment où les Ariens niaient la divinité de Jésus-Christ. L'évêque essaya inutilement d'obtenir, de l'empereur Théodose, qu'il interdit les réunions de ces hérétiques. Alors il sollicita de lui une audience.

 

L'ayant obtenue, Amphiloque se présenta devant Théodose, le salua avec le plus profond respect, et lui prodigua toutes les marques de déférence dues à sa dignité. Mais Théodose avait auprès de lui son fils Arcade, âgé de six ans, qu'il venait de déclarer Auguste : or, à cet enfant, Amphiloque ne fit nulle attention. Prenant cette conduite pour une distraction de l'évêque, l'empereur invita celui-ci à rendre à son fils les mêmes honneurs qu'à lui-même. Amphiloque, alors, s'approche du jeune prince :

 

— Bonjour mon enfant, lui dit-il.

 

Et il le caresse comme on le ferait pour l'enfant d'un égal.

 

Froissé de cette familiarité, l'empereur s'irrite et ordonne à l'évêque de sortir à l'instant même.

 

— Seigneur, répond Amphiloque, vous ne pouvez souffrir qu'on manque de respect à votre fils : Soyez sûr que Dieu le Père ne souffre pas non plus qu'on refuse de rendre à son Fils unique les mêmes honneurs qu'à lui !

 

Théodose comprit la leçon, admira le stratagème du pieux évêque, et fit droit à sa demande.

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